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Depuis le printemps 2026, les opérateurs éteignent un à un leur réseau 2G en France métropolitaine. D’ici le 15 décembre 2026, plus aucun d’entre eux ne devrait exploiter de réseau 2G en métropole. Et la fin de la 2G touche directement de nombreuses alarmes.
Pour un téléphone récent, rien ne change. Pour une alarme installée il y a dix ou quinze ans, c’est une autre histoire. Beaucoup de systèmes utilisent encore ce réseau pour transmettre leurs alertes. Fin juin 2026, l’Arcep recensait encore 620 000 cartes SIM dans des équipements qui ne communiquent qu’en 2G, de l’alarme au boîtier d’ascenseur.
Le risque est discret. Une alarme concernée continue de détecter une intrusion et de faire sonner sa sirène. Mais elle ne prévient plus personne à distance, ni vous, ni la station de télésurveillance.
Dans cet article, on vous explique ce que la fin de la 2G change pour votre alarme, comment savoir si vous êtes concerné et vers qui vous tourner pour rester protégé sereinement.
- La 2G disparaît en France métropolitaine d’ici le 15 décembre 2026.
- Une alarme en 2G sonne encore, mais ne prévient plus personne.
- En double transmission, vous perdez votre voie de secours sans le voir.
- Changer la puce ne suffit pas, faites tester toute la chaîne de transmission.
- Visez la 4G ou Internet, car la 3G s’arrêtera à son tour d’ici 2029.
Pourquoi la 2G s’arrête et à quelles dates
La 2G a plus de trente ans et ne répond plus aux usages actuels. Les opérateurs lui préfèrent la 4G et la 5G, plus performantes et mieux adaptées aux usages d’aujourd’hui, mais aussi moins énergivores.
La sécurité pèse aussi dans la balance. Le chiffrement de la 2G est faible, et le téléphone ne vérifie pas l’identité de l’antenne à laquelle il se connecte. Il devient alors possible de se faire passer pour une antenne et d’intercepter des messages. La plupart de ces failles ont été corrigées avec la 4G. Pour un équipement de sécurité, rester en 2G revient donc à garder un maillon faible, comme tout objet connecté mal protégé. La cybersécurité de vos équipements connectés fait désormais partie de la protection de votre logement ou entreprise, comme l’ont rappelé récemment des frigos de supermarchés piratés à distance.
Ces arrêts sont des choix d’opérateurs, qu’aucune loi n’impose. Chacun a fixé son propre calendrier, publié par l’Arcep, le régulateur des télécoms. La coupure ne se fait pas partout de la même façon. Chez certains opérateurs, elle avance par vagues successives, région par région. Chez d’autres, aucune étape par ville n’est prévue et l’arrêt tombe le même jour partout.
| Opérateur | Arrêt de la 2G |
|---|---|
| Orange | Progressif depuis le 31 mars 2026, quasi total depuis le 20 octobre 2026 |
| SFR | Du 15 novembre au 15 décembre 2026 |
| Bouygues Telecom | Du 15 novembre au 15 décembre 2026 |
| Free Mobile | Pas de réseau 2G en propre, suit le calendrier d’Orange |
Source : Arcep, calendriers communiqués par les opérateurs pour la France métropolitaine. Les dates peuvent encore évoluer.
Un point souvent oublié : pour une alarme, la date qui compte est celle de l’opérateur de la carte SIM de son transmetteur. Ce n’est pas forcément le même que celui de votre téléphone.
Ce qui change concrètement pour une alarme en 2G
Pour bien comprendre, il faut distinguer deux rôles. Une alarme détecte une intrusion et fait sonner sa sirène sur place. Son transmetteur, une sorte de petit téléphone intégré, envoie ensuite l’alerte à distance. Selon l’installation, il prévient votre smartphone par SMS ou par appel, ou la station de télésurveillance qui veille sur votre logement.
C’est ce second rôle que la fin de la 2G remet en cause. Quand le réseau disparaît, l’alarme continue de détecter et de sonner. Mais le transmetteur ne trouve plus de réseau pour envoyer son message, et l’alerte reste bloquée chez vous.
Concrètement, vous ne recevez plus de notification en cas d’intrusion. Votre télésurveillance de maison ne reçoit plus rien non plus, donc pas de vérification par un opérateur ni d’appel aux forces de l’ordre. Et si vous pilotiez votre alarme à distance par SMS, cette fonction s’arrête elle aussi.
Le plus trompeur, c’est que rien ne se voit au quotidien. L’alarme se met en marche et s’arrête normalement. Certains systèmes affichent un défaut de transmission sur leur clavier, d’autres restent silencieux.
Le phénomène est loin d’être marginal. D’après les estimations du GPMSE, le groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique, près de 700 000 transmetteurs d’alarmes et de téléassistance sur les 2 millions installés fonctionnaient encore avec la 2G.
Une bonne nouvelle tout de même. Les stations de télésurveillance reçoivent en général des signaux de test réguliers de la part des transmetteurs. Quand ils s’interrompent, le problème peut être repéré. Encore faut-il agir avant d’avoir réellement besoin de son alarme.

Comment savoir si votre alarme est concernée
Pas besoin d’être technicien pour se poser les bonnes questions. Quelques indices permettent déjà de se faire une idée.
- L’âge de votre installation. Plus votre alarme est ancienne, plus elle a de chances de transmettre en 2G. Les systèmes posés il y a dix ou quinze ans sont les premiers concernés.
- La présence d’une carte SIM. Si votre alarme prévient votre téléphone sans passer par votre box internet, elle utilise très probablement une carte SIM. Reste à savoir sur quel réseau elle fonctionne.
- Vos documents. Le contrat, la facture ou la notice mentionnent parfois un transmetteur « GSM » ou « 2G ». C’est un indice précieux.
- Le comportement de votre alarme. Vous ne recevez plus de SMS alors que c’était le cas avant ? Un message de défaut s’affiche sur le clavier ? Ce sont des signaux à prendre au sérieux.
Dans tous les cas, le plus simple et le plus sûr reste de poser la question à votre installateur ou à votre prestataire de télésurveillance. Lui seul connaît précisément le matériel installé chez vous. Il peut aussi réaliser un test de transmission dans de bonnes conditions, sans déclencher d’intervention par erreur.
Et si vous n’avez plus de contact avec l’entreprise qui a posé votre système, un expert en sécurité électronique comme Access Protection pourra réaliser ce diagnostic à sa place, et faire évoluer l’installation de votre alarme si nécessaire.
Les technologies qui prennent le relais
Bonne nouvelle, la fin de la 2G ne signifie pas la fin de la transmission à distance. Des technologies plus récentes font le même travail, en mieux.
- La 4G. C’est la solution la plus directe. Le transmetteur continue d’utiliser une carte SIM, mais sur un réseau moderne, plus rapide et mieux protégé. Il garde l’avantage du réseau mobile, il fonctionne même si votre connexion internet est coupée.
- Internet. L’alarme passe par votre box ou un câble réseau pour envoyer ses alertes. C’est aussi ce qui permet de recevoir des notifications sur une application et de piloter son système à distance.
- La double transmission. Elle combine les deux. Internet sert de voie principale, et le réseau mobile prend le relais si la connexion tombe. C’est aujourd’hui la configuration la plus fiable, et souvent celle que recommandent les professionnels pour une centrale d’alarme connectée.
Ces solutions ne se valent pas pour tout le monde. Une résidence secondaire sans box n’a pas les mêmes besoins qu’une maison familiale déjà connectée. Le bon choix dépend de votre matériel actuel, de votre logement et du niveau de protection que vous attendez.
C’est précisément le rôle de votre partenaire sécurité. Il sait si un simple remplacement du transmetteur suffit, ou s’il vaut mieux faire évoluer l’ensemble de l’installation.
Ne pas changer qu’une puce : vérifier toute la chaîne de transmission
Face à la fin de la 2G, le premier réflexe est souvent de se dire qu’il suffit de changer la carte SIM. C’est rarement aussi simple. Une alerte traverse toute une chaîne avant d’arriver à destination, et chaque maillon compte.
Le piège de la double transmission.
Beaucoup d’installations passent par Internet, avec un transmetteur mobile en secours. Après la coupure de la 2G, tout semble fonctionner normalement. En réalité, la roue de secours a disparu. Imaginez une coupure de courant, une panne de box ou un câble arraché par un cambrioleur avant d’entrer. Dans ces moments-là, plus aucune alerte ne part. Votre alarme n’a plus qu’une seule voie, alors que vous pensez toujours en avoir deux.
Les fonctions qui reposaient sur le mobile.
Les SMS d’alerte, les appels vers votre téléphone ou le pilotage par SMS passaient par ce réseau. Selon le matériel, l’application ne prend pas toujours le relais.
Le matériel autour du transmetteur.
Une centrale ancienne n’accepte pas toujours un module 4G. L’antenne doit capter correctement là où elle est installée, et la batterie de secours doit tenir en cas de coupure de courant.
Votre contrat et votre assurance.
Certains contrats, notamment professionnels, exigent une double transmission. Une installation réduite à une seule voie peut ne plus correspondre à ce qui a été déclaré. C’est un point à vérifier avec votre assureur, et avec votre prestataire de télésurveillance professionnelle si vous êtes une entreprise.
La seule façon d’être vraiment sûr, c’est un test de bout en bout, du déclenchement de l’alarme jusqu’à la réception de l’alerte. C’est exactement ce que fait un installateur lors d’un diagnostic.
Chez Access Protection, nous accompagnons nos clients
Depuis 2002, nous avons installé de nombreux systèmes d’alarme. Certains datent d’une époque où la 2G était la norme. La fin de ce réseau concerne donc aussi une partie de nos clients, et nous avons pris le sujet en main.
Depuis plusieurs années déjà, une grande partie de nos installations, en particulier chez les professionnels, vont au-delà de la double transmission. Certains clients sont équipés en triple transmission, avec trois voies indépendantes pour faire passer leurs alertes. D’autres disposent de cartes SIM multi-opérateurs. Si un réseau mobile ne répond plus, le transmetteur bascule automatiquement sur celui d’un autre opérateur.
Nous avons déjà commencé à remplacer les équipements 2G chez les clients concernés. Pour les autres, le travail se poursuit au fil des interventions. Nos équipes reprennent contact avec eux progressivement, vérifient leur installation et leur proposent la solution adaptée à leur situation.
Vous êtes client Access Protection et vous avez un doute sur votre alarme ? Contactez-nous, nous vérifierons votre installation avec vous.
Vous êtes équipé par une autre entreprise ? Le bon réflexe reste de vous tourner vers votre installateur. Et si vous n’avez plus de contact avec lui, nos équipes peuvent réaliser ce diagnostic, que vous soyez un particulier ou un professionnel.
Et la 3G ? Anticiper dès maintenant
La 2G n’est que la première étape. La 3G est la prochaine sur la liste, en 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom. Free Mobile n’a pas encore annoncé de date.
Ces échéances paraissent lointaines. Pourtant, elles comptent dès aujourd’hui, au moment de choisir une solution de remplacement.
Certains transmetteurs fonctionnent à la fois en 2G et en 3G. Quand la 2G s’arrête, ils basculent sur la 3G et continuent de transmettre. Le problème semble réglé, mais il n’est que repoussé de quelques années.
Le même raisonnement vaut pour un remplacement. Installer aujourd’hui un équipement 3G reviendrait à refaire l’opération dans deux ou trois ans.
Le bon réflexe consiste donc à viser directement des technologies durables, comme la 4G ou Internet, idéalement combinées en double transmission. La 4G touche déjà plus de 99,9 % de la population.
Au moment du diagnostic, posez simplement une question à votre installateur. Mon alarme sera-t-elle encore capable de transmettre après la fin de la 3G ? Sa réponse doit être claire.
FAQ
Oui, elle continue de détecter une intrusion et de faire sonner sa sirène. En revanche, si elle transmet ses alertes en 2G, elle ne prévient plus personne à distance. Et si elle fonctionne en double transmission, elle perd sa voie de secours sans que rien ne se voie au quotidien.
Plusieurs indices peuvent vous mettre sur la piste : l’âge de l’installation, une carte SIM dans le transmetteur, ou la mention « GSM » sur vos documents. Le plus sûr reste de demander à votre installateur ou à votre prestataire de télésurveillance. Il connaît votre matériel et peut tester la transmission sans risque.
Pas forcément. Sur certaines installations, remplacer le transmetteur suffit. Sur d’autres, la centrale est trop ancienne pour accepter un module récent, et une modernisation plus large devient nécessaire. Seul un diagnostic permet de trancher, en tenant compte aussi de la future fin de la 3G.
Avec la fin de la 2G, une station de télésurveillance ne peut plus recevoir les alertes d’un transmetteur 2G. Elle repère souvent l’absence des tests réguliers, mais l’intervention en cas d’intrusion n’est plus garantie. Pour une entreprise, l’enjeu est encore plus fort, car la télésurveillance en entreprise est souvent liée aux exigences de l’assurance.






