En France, 218 200 cambriolages de logements ont été enregistrés en 2024, selon le SSMSI. C’est en baisse de 6 % par rapport à 2023, mais cela représente tout de même près de 600 faits par jour, soit un toutes les deux minutes et demie. La statistique cambriolage que la plupart des Français ignorent : l’été n’est pas la saison qui concentre le plus grand volume de faits. Et oui! C’est pourtant celle où les logements sont les plus vulnérables. Maisons vides, absences prolongées, signaux d’inoccupation visibles depuis la rue : les cambrioleurs adaptent leur comportement aux opportunités du moment. Que disent vraiment les chiffres officiels sur les cambriolages en été ? Quelles zones et quels logements sont les plus exposés ? Cet article rassemble les données du SSMSI et du Ministère de l’Intérieur pour vous donner une lecture claire de votre niveau d’exposition réel.
- 218 200 cambriolages de logements ont été enregistrés en France en 2024, soit près de 600 par jour.
- Août figure dans le top 3 mensuel avec 9,7 % des faits annuels, les absences prolongées et visibles depuis la rue créent une fenêtre d’opportunité idéale pour les cambrioleurs.
- 86 % des cambriolages ont lieu en journée, avec un pic entre 14h et 18h : le risque n’est pas nocturne.
- Les maisons individuelles représentent 56 % des faits pour seulement 43 % du parc de logements, elles restent les cibles privilégiées.
- Avec un taux d’élucidation de 7 %, prévenir reste la seule stratégie réellement efficace.
Les chiffres des cambriolages en France en 2024
Le SSMSI publie chaque année un bilan « statistique et cambriolage » complet sur la délinquance en France. Les chiffres 2024 permettent de dresser un tableau précis du risque réel.
En 2024, la police et la gendarmerie ont enregistré 218 200 cambriolages de logements. Ce chiffre recule de 6 % par rapport à 2023. Ce niveau reste 8 % inférieur au niveau de 2019, avant la crise sanitaire.
Le recul est réel, mais relatif. L’année 2014 marque un record avec plus de 335 000 cambriolages enregistrés par la police et la gendarmerie. Sur dix ans, la France a réduit d’environ 35 % le volume de cambriolages de logements. Les premières données de 2025 confirment cette trajectoire, avec un léger recul de 3 % sur le premier semestre.
À ces 218 200 faits sur logements s’ajoutent 67 400 cambriolages de locaux industriels, commerciaux ou financiers et 45 200 sur d’autres types de lieux. En tout, près de 330 000 faits enregistrés toutes catégories confondues.
Le taux national s’établit à 5,9 cambriolages pour 1 000 logements en moyenne. Ce chiffre recouvre des réalités très différentes selon les territoires et les types de logements.
Un indicateur souvent ignoré dans les statistiques de cambriolages : le taux d’élucidation des cambriolages reste extrêmement faible, à seulement 7 %. Sept cambriolages sur cent aboutissent à une identification des auteurs. Prévenir reste bien plus efficace qu’espérer une suite judiciaire.
Enfin, une tendance préoccupante ressort des données récentes. En 2024, les cambrioleurs agissent avec des occupants présents dans 39,8 % des cambriolages, contre seulement 31,3 % deux ans plus tôt. Le profil du risque a changé, et l’approche doit s’adapter.

Pourquoi l’été concentre les cambriolages?
Août représente environ 9,7 % des cambriolages annuels, devancé seulement par décembre (10 %) et février (10,4 %). Les fêtes de fin d’année constituent également une période à risque. Nous y consacrons d’ailleurs un guide complet sur le cambriolage à Noël.
Le Ministère de l’Intérieur l’a confirmé : « On constate tous les ans un effet vacances. Le phénomène peut être plus ou moins important chaque année, mais il est réel. »
La cause principale : les logements sont vides en pleine journée. Les statistiques des cambriolages sont claires. 86 % des cambriolages ont lieu en plein jour. Le créneau 14h-18h concentre à lui seul 43 % des faits. Les cambrioleurs ciblent les moments d’absence, pas les heures sombres.
En été, cette fenêtre d’opportunité s’élargit. Les absences durent une à trois semaines au lieu de quelques heures. Les voisins, souvent partis eux aussi, n’assurent plus de surveillance naturelle du quartier. Cette période soulève également une question essentielle : quel est le délai entre repérage et cambriolage ? Les observations de terrain montrent qu’il peut être beaucoup plus court qu’on ne l’imagine. Lorsque le voisinage est moins présent, il est également utile de connaître le dispositif de participation citoyenne, qui renforce la vigilance collective et facilite le signalement des comportements suspects.
Les résidences secondaires particulièrement exposées! Les cambriolages nocturnes les concernent davantage, notamment pendant les périodes de grande migration estivale.
Le chiffre qui illustre le mieux ce risque concentré : parmi les Français déjà victimes d’un cambriolage, 13 % ont été ciblés précisément pendant leurs vacances. Une part significative, concentrée sur seulement deux mois dans l’année. Pour limiter ce risque, découvrez les principales erreurs à éviter avant de partir dans notre guide Vacances d’été : 7 erreurs de sécurité à éviter pour des vacances en toute tranquillité.

Statistiques et cambriolages : les logements et zones les plus exposés!
Les maisons individuelles sont les plus vulnérables. Elles représentent environ 56 % des cambriolages, alors qu’elles ne constituent que 43 % du parc de logements. L’accès par le jardin, les multiples ouvertures et l’isolement relatif par rapport aux voisins expliquent cette surreprésentation. Les logements en rez-de-chaussée sont deux fois plus cambriolés que ceux des étages supérieurs. La sécurité des maisons isolées mérite également une attention particulière. Leur éloignement du voisinage et leur faible visibilité peuvent offrir davantage d’opportunités aux cambrioleurs.
Les zones pavillonnaires périurbaines cumulent les facteurs de risque. Maisons individuelles plus faciles à forcer, absence diurne prévisible des actifs, voisinage qui se connaît peu. Les lotissements autour des grandes agglomérations sont proportionnellement les zones les plus touchées.
Les grandes villes restent les plus exposées en volume. Paris enregistre 7,8 cambriolages pour 1 000 logements et les grandes métropoles affichent 7,6 en moyenne, contre 4,1 en zone rurale. Mais cette hiérarchie évolue : certains départements peu urbanisés comme l’Ain (8,5), le Cher (8 %) ou le Gers (7,3 %) affichent désormais des taux supérieurs à la moyenne nationale.
Les résidences secondaires sont surreprésentées dans les statistiques de cambriolages. Inoccupées une grande partie de l’année, certaines zones touristiques à forte proportion de résidences secondaires présentent des taux de cambriolage par logement supérieurs à la moyenne nationale. Les propriétaires qui mettent leur bien en location de courte durée doivent également adapter leur protection. Découvrez nos conseils pour renforcer la sécurité et location saisonnière afin de protéger efficacement votre propriété.
La présence présumée d’objets à forte valeur de revente explique en grande partie cette corrélation. Certains comportements du quotidien augmentent également le risque. Découvrez les 5 habitudes qui augmentent le risque de cambriolage.
Ce que ces statistiques changent concrètement pour vous :
Les chiffres sur les cambriolages ont une utilité simple : vous aider à évaluer votre niveau d’exposition réel, pas celui d’une statistique nationale abstraite.
Le premier enseignement est géographique. Les statistiques montrent que les maisons individuelles situées en zone pavillonnaire périurbaine présentent un risque de cambriolage supérieur à la moyenne nationale de 5,9 pour 1 000 logements. Ce n’est pas une alarme. C’est une information utile pour dimensionner votre protection.
Le deuxième enseignement concerne le timing. 86 % des cambriolages ont lieu en journée. Votre système de sécurité doit être actif et opérationnel pendant vos heures d’absence quotidiennes, pas seulement la nuit. Et encore plus pendant les deux à trois semaines de vacances estivales.
Le troisième enseignement est peut-être le plus déterminant. Le taux d’élucidation des cambriolages est de 7 %. Prévenir est la seule stratégie réellement efficace. Espérer retrouver ses affaires ou identifier les auteurs après une intrusion est, statistiquement, très peu probable.
Ce que les statistiques de cambriolages ne disent pas, c’est l’état exact de votre installation. Votre système d’alarme protège t-il efficacement votre logement? Vos caméras couvrent elles les angles critiques ? Votre système sera-t-il opérationnel si vous partez trois semaines ? Si vous vous demandez s’il est pertinent d‘investir dans une alarme de maison, découvrez les bénéfices concrets qu’elle peut apporter en matière de sécurité, de tranquillité d’esprit et même d’économies. Avant votre départ, consultez notre guide Votre système de sécurité est-il prêt pour l’été ? Voici notre check-list anti cambriolage afin de vérifier que votre installation ne présente aucune faille.
Ce sont précisément ces questions qu’un installateur professionnel peut traiter en quelques heures, lors d’un diagnostic sur site.
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La foire aux questions…
86 % des cambriolages ont lieu en plein jour. Le créneau 14h-18h concentre à lui seul 43 % des faits. Sur l’année, les mois les plus touchés sont décembre (10 %), février (10,4 %) et août (9,7 %). Ces pics correspondent aux périodes de vacances scolaires et aux fêtes de fin d’année, durant lesquelles les logements sont laissés inoccupés plusieurs jours consécutifs.
Oui. 218 200 cambriolages de logements ont été enregistrés en 2024, soit une baisse de 6 % par rapport à 2023. Ce niveau reste 8 % inférieur au niveau de 2019. Sur dix ans, la France a réduit d’environ 35 % le volume de cambriolages depuis le pic de 2014. Les premières données 2025 confirment cette tendance, avec un léger recul de 3 % sur le premier semestre.
Le taux national s’établit à 5,9 cambriolages pour 1 000 logements par an. Ce taux monte à 7,8 à Paris et à 7,6 dans les grandes métropoles, contre 4,1 en zone rurale. Le taux de non-déclaration est estimé entre 35 et 50 % par les enquêtes de victimation, ce qui signifie que les chiffres officiels sous-estiment la réalité.
L’Île-de-France arrive largement en tête avec environ 55 000 cambriolages par an, soit près de 24 % du total national. La région PACA suit avec les Bouches-du-Rhône et le Var parmi les départements les plus affectés. Auvergne-Rhône-Alpes complète le podium avec environ 23 000 faits annuels. Certains départements peu urbanisés comme l’Ain (8,5 %) ou le Cher (8 %) affichent désormais des taux supérieurs à la moyenne nationale.
Statistiques sur les cambriolages : quelles leçons en tirer ?
Les statistiques sur les cambriolages en France ne sont pas là pour inquiéter. Elles sont là pour informer.
Les données mettent en évidence une réalité : aucun territoire n’échappe au risque. En revanche, certains logements et certaines périodes de l’année s’exposent davantage aux cambriolages. Avec un taux d’élucidation de 7 %, prévenir reste la seule stratégie réellement efficace. Espérer retrouver ses biens après une intrusion est, dans la grande majorité des cas, illusoire.
La bonne nouvelle, c’est que les cambrioleurs ne choisissent pas leurs cibles au hasard. Ils cherchent les logements visiblement inoccupés et les systèmes facilement contournables. Un domicile correctement sécurisé, avec une présence simulée et une alarme active, est bien moins attractif.
Avant de partir cet été, c’est le bon moment pour faire le point sur votre niveau de protection réel pour identifier les failles de votre installation et identifier les ajustements adaptés à votre situation.




